Tenir un journal de deuil, c’est mettre par écrit les souvenirs, les émotions et les petits détails du quotidien qui concernent une personne que vous avez perdue. Cela donne au chagrin un endroit où aller : une façon calme et intime de garder l’histoire de quelqu’un, à votre rythme. Il n’est pas nécessaire d’être écrivain ; il suffit d’être prêt, quand vous le serez.
Écrire aide-t-il vraiment à traverser le deuil ?
Pour beaucoup de gens, oui. Les travaux sur l’écriture expressive — écrire librement sur des expériences difficiles — indiquent que mettre ses émotions en mots peut peu à peu en alléger le poids. Un journal de deuil est un livre-souvenir, pas une thérapie, et il ne remplace jamais un accompagnement professionnel. Mais rester avec les souvenirs, au lieu de se raidir contre eux, devient souvent un réconfort discret.
Qu’écrit-on dans un journal de deuil ?
Tout ce qui vous aide à garder cette personne près de vous. Quelques points de départ tout simples :
- Un souvenir précis que vous ne voulez jamais oublier
- Les petits détails ordinaires : sa voix, son rire, une expression qu’elle employait toujours
- Ce que vous avez encore envie de lui dire
- Ce que vous êtes heureux d’avoir partagé avec elle
- Comment s’est passée votre journée, sans chercher à l’arranger
Si la page blanche vous semble immense, des questions aident. Découvrez nos idées d’écriture pour un journal de deuil : quatre-vingts entrées en matière, tout en douceur.
Comment commencer un journal de deuil
- Choisissez un moment calme. Dix minutes sans se presser suffisent — beaucoup de personnes allument d’abord une bougie.
- Commencez petit. Un souvenir, une phrase. Vous n’écrivez pas un livre.
- Répondez à une question. Une seule question est plus facile à aborder que la page blanche.
- Laissez-le imparfait. Il n’y a pas de mauvaise façon de faire, et rien ne vous oblige à vous relire.
- Revenez quand vous serez prêt. Une semaine, un mois, un an plus tard : la page vous attend.
Est-il déjà trop tard pour commencer ?
Non. Quel que soit le souvenir que vous portez, et quel que soit le temps écoulé depuis la perte, vos souvenirs méritent d’être gardés. Le deuil n’a pas de calendrier, et il n’est jamais trop tard pour coucher quelqu’un sur le papier.
Questions fréquentes
À quelle fréquence écrire dans un journal de deuil ?
Aussi souvent — ou aussi rarement — que cela vous fait du bien. Certaines personnes écrivent chaque jour dans les premières semaines ; d’autres y reviennent quelques fois par an, aux dates anniversaires ou lors d’une soirée calme. La régularité compte moins que la sincérité.
Un journal de deuil, est-ce la même chose qu’une thérapie ?
Non. L’écriture peut accompagner le deuil et apporter du réconfort, mais elle ne remplace pas un suivi professionnel. Si votre chagrin devient insupportable, parlez-en à un médecin ou à un accompagnant du deuil.
Et si écrire me fait pleurer ?
C’est permis, et cela fait souvent partie du chemin. Il y a de la place pour les larmes et de la place pour le sourire qui vient parfois. Refermez le journal dès que vous en avez besoin.
Still With Me fabrique des journaux du souvenir guidés, chacun pensé autour d’une perte précise : un être cher, une mère, un père, un conjoint, un enfant. Quelque quatre-vingts questions vous accompagnent, un petit pas à la fois.