Dossier de fin de vie : tout ce qu'ils doivent savoir

Un document gratuit à imprimer où tout est écrit : dix-huit rubriques contenant les réponses dont votre famille aura besoin, pour que personne n'ait à deviner au pire moment possible. Vingt-six pages imprimées, gratuites.

Rubrique 17, la liste de la première semaine Rubrique 1, où se trouve chaque chose La couverture du carnet

Vingt-six pages. Ci-dessus : la couverture, la rubrique 1 et la liste que votre famille lira en premier.

Un dossier de fin de vie — on dit aussi carnet ou classeur de fin de vie — est un document unique qui indique où se trouvent vos papiers, qui doit être prévenu, quels soins vous acceptez et lesquels vous refusez, et à quoi doivent ressembler vos obsèques. Ce n'est pas un testament et il n'a aucune valeur juridique. Il existe pour épargner à ceux que vous aimez cent petites questions harassantes pendant la première semaine — et pour les conduire aux documents qui, eux, engagent.

Presque tout ce contre quoi se bat une famille endeuillée pendant cette première semaine n'est pas du chagrin. C'est de l'administratif. Où est le contrat. Elle voulait être incinérée. Quel est le code de son téléphone. Qui n'avons-nous pas encore appelé. Ces questions viendront de toute façon. Vous pouvez seulement décider d'y répondre maintenant, au calme et de votre main — ou de laisser quelqu'un que vous aimez les deviner tout en organisant des obsèques.

Recevoir le carnet

Vingt-six pages à imprimer, gratuites. Entrez votre adresse, le PDF s'ouvre aussitôt, au format A4.

Nous écrivons une seule fois, dans environ trois mois, pour demander comment cela s'est passé. Rien d'autre. Désinscription en un clic.

Merci. Le fichier est ci-dessous, et il reste sur cette page si vous souhaitez y revenir plus tard.

Ce que contient un dossier de fin de vie

Le carnet compte dix-huit rubriques. Vous n'êtes pas obligé de les remplir dans l'ordre, ni de tout finir. Une page à moitié remplie vaut infiniment plus qu'une page vide.

  1. Où se trouve chaque chose. L'endroit où trouver chaque document, pas ce qu'il contient.
  2. À propos de moi. La poignée d'informations que demande chaque formulaire : nom complet, nom de naissance, date et lieu de naissance, numéro de sécurité sociale, numéro fiscal.
  3. Qui doit être prévenu. Dans l'ordre où ils doivent l'apprendre, et qui se charge de quel appel.
  4. Les professionnels qui me suivent. Médecin traitant, notaire, expert-comptable, banque, employeur, pompes funèbres.
  5. Argent et comptes. Quelles banques, quel type de compte, seulement les quatre derniers chiffres.
  6. Assurances et retraite. Contrats, caisses et le bénéficiaire qui y est désigné.
  7. Prélèvements et abonnements. Ce qu'il faut résilier et, plus important encore, ce qu'il ne faut surtout pas résilier.
  8. Ma vie numérique. Ce qu'il faut fermer, ce qu'il faut garder et ce qu'il vaut mieux ne pas ouvrir.
  9. La maison. L'arrivée d'eau, le code d'alarme, la chaudière, le jour des poubelles.
  10. Ceux qui dépendent de moi. Enfants, animaux, toute personne dont vous vous occupez.
  11. Mes volontés médicales. Notées ici, puis inscrites dans les documents qui, eux, s'imposent.
  12. Mes obsèques. Inhumation ou crémation, cérémonie ou non, qui prend la parole et ce qui vous horrifierait.
  13. Où j'aimerais reposer. Avec la permission explicite d'écrire : « ce qui sera le plus simple pour vous ».
  14. Les objets qui ont une histoire. Non pas ce qui vaut de l'argent, mais ce qui porte une histoire qui disparaîtrait sinon avec vous.
  15. Ce que je veux te dire. Trois pages parfaitement inutiles.
  16. Une lettre. À une personne, nommée.
  17. Pour celui ou celle qui tient ce carnet. Une liste pour la première semaine, écrite pour celui qui porte le plus lourd.
  18. Autre chose.

À quoi ressemblent les pages

Chaque page est un formulaire dont les questions sont déjà posées. Vous remplissez les blancs ou vous les sautez.

Les six qui comptent vraiment

Si vous ne remplissez que six des dix-huit rubriques, remplissez celles-ci. Ce sont celles auxquelles une famille se raccroche pendant les soixante-douze premières heures, et celles qu'il devient presque impossible de reconstituer dès qu'on ne peut plus vous poser la question.

Rubrique 1, où se trouve chaque chose. Une page indiquant l'emplacement physique de chaque document : testament, titre de propriété, contrats, pièce d'identité, livret de famille. Non pas ce qu'ils contiennent, mais où ils sont. C'est la rubrique qui épargne le plus souvent à une famille une journée entière de recherche.

Rubrique 2, à propos de vous. Nom complet et nom de naissance, date et lieu de naissance, numéro de sécurité sociale et numéro fiscal. La mairie, la banque, l'assureur et la caisse de retraite en demandent chacun un morceau différent, et les enfants adultes ne connaissent souvent pas par cœur le nom de naissance de leur mère.

Rubrique 6, assurances et retraite. Les assurances-vie sont ce qui, après un décès, n'est le plus souvent jamais réclamé. Un contrat signé il y a trente ans, adossé à un prêt immobilier ou à une banque depuis longtemps absorbée, n'est pas versé parce que personne n'en connaissait l'existence. Une ligne avec le nom de l'assureur suffit. Notez aussi les caisses de retraite complémentaire : la pension de réversion qui en découle est régulièrement oubliée.

Rubrique 7, prélèvements et abonnements. Quels prélèvements arrêter et — la moitié que tout le monde oublie — lesquels doivent continuer. L'assurance habitation d'une maison vide fait de vrais dégâts quand on la résilie.

Rubrique 11, volontés médicales. Écrites ici en langage ordinaire, puis inscrites dans des directives anticipées. Les familles prennent ces décisions bien plus sereinement après avoir lu une phrase écrite de votre main qu'en devant imaginer ce que vous auriez voulu.

Rubrique 12, vos obsèques. Inhumation ou crémation, cérémonie ou non, et une ou deux choses qui vous horrifieraient. Une entreprise de pompes funèbres pose une quarantaine de questions lors du premier rendez-vous, et la famille y répond en moins de vingt-quatre heures.

Ce qui se passe vraiment quand rien n'est écrit

Rien de dramatique. C'est précisément le problème. Personne ne perd la maison faute d'un formulaire. Ce qui arrive est plus petit et plus usant, et cela arrive dans presque toutes les familles.

Quelqu'un passe le deuxième après-midi à fouiller un classeur pour retrouver un numéro de contrat, parce que l'assureur refuse de lui parler sans ce numéro. Une autre personne appelle quatre banques pour demander si son père y avait un compte, et partout on lui répond qu'on ne peut rien lui dire. Deux frères et sœurs se disputent, poliment d'abord, pour savoir si leur mère voulait être incinérée, et aucun des deux ne le sait. Un abonnement continue d'être prélevé pendant quatorze mois. Un ordinateur portable reste verrouillé, et les photos qui s'y trouvent ont simplement disparu.

Rien de tout cela n'est une catastrophe. Tout cela est évitable, et tout cela retombe sur la personne la moins en état de le porter, la semaine où elle en est la moins capable. Ce carnet n'enlève pas le chagrin. Il enlève l'administratif qui vient s'y mêler et l'aggrave.

Est-ce la même chose qu'un testament ?

Non. Les deux font des choses différentes, et aucun ne remplace l'autre. Ce carnet est un document personnel sans effet juridique ; le testament, les directives anticipées et le mandat de protection future sont des documents de droit. Sa véritable valeur est de dire à votre famille que ces documents existent et où ils se trouvent.

DocumentRègleContraignant
Dossier de fin de vie (ce carnet)Où est chaque chose, qui prévenir, ce que vous souhaitezNon
TestamentQui hérite de quoi, dans la limite de la réserve héréditaireOui
Directives anticipéesLes soins que vous acceptez et ceux que vous refusezOui
Personne de confianceQui porte votre parole si vous ne pouvez plus l'exprimerOui
Mandat de protection futureQui gère vos affaires si vous n'en êtes plus capableOui
Clause bénéficiaireÀ qui l'assurance-vie est verséeOui

Un testament olographe est valable en France s'il est entièrement écrit à la main, daté et signé — tapé à l'ordinateur, il est nul. La réserve héréditaire garantit une part aux enfants quoi qu'en dise le testament. Et l'assurance-vie française échappe en principe à la succession : elle est versée au bénéficiaire désigné dans le contrat. Ce carnet est fait pour accompagner ces documents, jamais pour les remplacer.

Les mots changent d'un pays à l'autre

C'est la principale raison pour laquelle une liste générique ne fonctionne pas hors de son pays d'origine. Si l'on dit à une famille française de chercher un « living will », elle cherchera une chose qui n'existe pas sous ce nom. Chaque édition de ce carnet emploie les mots et les institutions de son pays.

France. Les directives anticipées consignent les soins que vous acceptez ou refusez, et vous désignez une personne de confiance pour les porter. Le mandat de protection future désigne qui gérera vos affaires. Les testaments se retrouvent via le Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés, la mairie délivre l'acte de décès, et le notaire établit l'acte de notoriété que réclament les banques.

États-Unis. Le terme générique est advance directive, qui recouvre en général un living will et un healthcare proxy. L'argent passe séparément par une durable power of attorney ; le patrimoine peut être placé dans un revocable living trust, et une HIPAA authorization est ce qui autorise un hôpital à dire quoi que ce soit.

Pays-Bas. Une wilsverklaring consigne les volontés médicales, et un levenstestament notarié désigne qui peut agir pour vous de votre vivant. Les testaments figurent au Centraal Testamentenregister, et la banque exige une verklaring van erfrecht du notaire.

Allemagne. La Patientenverfügung fixe les soins, la Vorsorgevollmacht désigne qui décide pour vous. Les testaments sont recensés au Zentrales Testamentsregister, l'état civil délivre la Sterbeurkunde et le tribunal des successions délivre l'Erbschein que réclament beaucoup de banques.

Espagne. Les volontés médicales figurent dans le documento de instrucciones previas, inscrit au registre de la région concernée. Après le décès, la famille demande le certificado de últimas voluntades pour savoir s'il existe un testament. Beaucoup de foyers ont aussi un seguro de decesos, une assurance obsèques peu répandue en France.

Chacun de ces paragraphes est un résumé et non une explication complète, et les lois changent. Le carnet nomme les documents pour que votre famille sache quoi chercher ; pour les rédiger, adressez-vous à un notaire ou à un avocat de votre pays.

N'écrivez jamais vos mots de passe ici

Ce carnet ne comporte volontairement aucune case pour un mot de passe, un code confidentiel ou un numéro de compte complet. Il note seulement se trouvent vos identifiants : un gestionnaire de mots de passe, une enveloppe cachetée, un coffre.

Cette seule règle est ce qui permet à un carnet rempli de dormir tranquillement dans un tiroir. Un carnet plein de réponses pratiques sert votre famille ; un carnet plein d'identifiants sert quiconque le trouve — y compris un cambrioleur ou un visiteur lors d'une visite immobilière. Écrivez « 1Password, ma sœur a le mot de passe principal » et votre famille a tout ce qu'il lui faut sans que vos comptes soient ouverts à tous.

Où le ranger et qui doit le savoir

Dites à une personne où se trouve le carnet. Cette phrase est le plus important de tout : un carnet parfaitement rempli que personne ne trouve n'a servi à rien.

Rangez-le là où votre famille peut le prendre sans tribunal ni notaire. Un coffre à la maison ou un tiroir étiqueté fonctionnent mieux qu'un coffre bancaire, car un coffre en banque peut être bloqué après le décès en attendant l'acte de notoriété — c'est-à-dire précisément au moment où l'on a besoin des volontés d'obsèques. Si les originaux sont à la banque, laissez ce carnet à la maison et faites-le pointer vers eux.

Comment aborder le sujet avec ses parents sans que cela tourne mal

La plupart de ceux qui lisent ceci ne s'inquiètent pas de leurs propres papiers. Ils s'inquiètent de ceux de leur mère ou de leur père, et pressentent déjà que la conversation sera pénible.

Ce qui marche, ce n'est pas de leur demander de le remplir. Ce qui marche, c'est de remplir le vôtre et d'en parler en passant. « Je l'ai fait pour moi, ça m'a pris une heure, tu en veux un ? » ne s'entend pas du tout comme « il faut qu'on parle de ce qui se passera quand tu mourras ». L'un est une chose que fait la famille. L'autre est une chose qu'on inflige à quelqu'un.

Trois détails facilitent tout. Demandez une rubrique, pas le carnet entier : la rubrique 1, où se trouve chaque chose, est pratique, sans charge affective, et c'est celle à laquelle on dit le plus vite oui. Faites-le à table, avec un stylo, pas au téléphone. Et n'enchaînez pas dans la même conversation sur les pages médicales et les obsèques ; elles viennent en général des semaines plus tard, souvent à l'initiative des parents eux-mêmes, une fois les pages pratiques remplies.

S'ils disent non, c'est non, et c'est très bien. Laissez l'exemplaire imprimé bien en vue. Un nombre surprenant de parents le remplissent discrètement quelques mois plus tard et le mentionnent en passant.

Que faire quand quelqu'un meurt : la première semaine

Presque rien sur cette liste ne doit être fait aujourd'hui. C'est la liste de la rubrique 17 du carnet, écrite pour celui qui le tient pendant la pire semaine de sa vie. Avancez dans l'ordre et arrêtez-vous quand il le faut.

  1. Faire constater le décès par un médecin. Rien ne peut commencer avant l'établissement du certificat de décès. À l'hôpital ou en Ehpad, cela se fait sur place ; à domicile, appelez le médecin traitant ou le 15.
  2. Appeler des pompes funèbres. Elles prennent en charge bien plus que ce que l'on imagine, y compris la déclaration en mairie. Vous avez le droit de prendre le temps de comparer, même si l'on ne vous le dit pas.
  3. Déclarer le décès à la mairie et demander des actes. À l'hôpital ou en maison de retraite, l'établissement déclare le décès dans les vingt-quatre heures. À domicile, aucun délai n'est fixé : ce sont le plus souvent les pompes funèbres qui s'en chargent. Commandez plus d'actes de décès que vous ne le croyez nécessaire — cinq à dix.
  4. Chercher le testament. Le notaire interroge le Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés. S'il existe un testament olographe à la maison, ne l'ouvrez pas de vous-même : remettez-le au notaire.
  5. Organiser les obsèques. Rubrique 12 du carnet. Si rien n'est écrit : inhumation ou crémation est la première question, le reste peut attendre. Sachez que l'inhumation comme la crémation doivent avoir lieu au plus tard le quatorzième jour calendaire suivant le décès.
  6. Prévenir l'employeur et la mutuelle. Demandez le solde de tout compte, la prévoyance d'entreprise et une éventuelle assurance décès collective.
  7. Prévenir les caisses de retraite et la Sécurité sociale. Renseignez-vous sur la pension de réversion et sur le capital décès de l'Assurance Maladie.
  8. Prévenir banques et assureurs. Apportez un acte de décès. Demandez quels prélèvements peuvent continuer, et déclarez les contrats d'assurance-vie : ils sont versés au bénéficiaire désigné, hors succession.
  9. Prendre rendez-vous chez le notaire. Il établit l'acte de notoriété, et vous déciderez d'accepter la succession, de l'accepter à concurrence de l'actif net ou d'y renoncer.
  10. Résilier ce qui doit l'être. Rubrique 7. Laissez courir ce qui doit courir, en particulier l'assurance habitation d'un logement vide.
  11. Laissez quelqu'un vous faire à manger. Vraiment. Mettez-le sur la liste.

Pas urgent, quoi qu'en disent les autres : vider le logement, répondre à tous les messages, décider du sort des vêtements, aller bien.

Une échéance mérite tout de même d'être notée : la déclaration de succession doit en principe être déposée dans les six mois lorsque le décès est survenu en France métropolitaine, et dans l'année dans les autres cas. Personne n'a à y penser la première semaine, mais quelqu'un doit y penser le premier mois.

Combien d'actes de décès faut-il ?

Comptez cinq à dix exemplaires. Banques, assureurs, caisses de retraite, bailleur et administrations en veulent chacun un et ne le rendent pas.

Les demander tous d'un coup au moment de la déclaration, via les pompes funèbres, est plus rapide que d'y revenir des mois plus tard — même si, en France, l'acte de décès est un document public que la mairie du lieu de décès ou du dernier domicile peut redélivrer gratuitement, y compris en ligne. Pour les comptes et les biens immobiliers, on vous demandera en plus l'acte de notoriété établi par le notaire.

Une page à moitié remplie vaut infiniment plus qu'une page vide.

Quand remplit-on une chose pareille ?

Avant de croire qu'on en a besoin. Ceux qui terminent ce carnet tranquillement s'y sont pris des années trop tôt ; ceux qui ne le terminent jamais s'y sont mis après un diagnostic.

Il y a trois moments où l'on cherche ce genre de document. Parfois c'est un anniversaire rond ou un testament enfin signé. Parfois c'est un parent qui atteint l'âge où les enfants adultes commencent à s'inquiéter tout bas. Et parfois c'est un diagnostic, quand les questions pressent déjà. Les trois sont légitimes. Si vous en êtes au troisième, commencez par les rubriques 1, 11 et 12 — où est chaque chose, volontés médicales, obsèques — et laissez le reste.

Ensuite, relisez-le une fois par an et barrez ce qui n'est plus vrai. Des comptes se ferment, des gens déménagent, on change d'avis sur la musique. Il y a page 2 une ligne pour la date de la dernière relecture.

Un petit glossaire

Les mots que vous rencontrerez le plus probablement, dans l'ordre où vous les rencontrerez.

  • Directives anticipées — le document écrit indiquant les soins que vous acceptez et ceux que vous refusez si vous ne pouvez plus vous exprimer. Elles s'imposent au médecin.
  • Personne de confiance — la personne que vous désignez par écrit pour porter votre parole auprès des médecins si vous ne pouvez plus le faire vous-même.
  • Mandat de protection future — le mandat par lequel vous désignez à l'avance qui gérera vos affaires et votre santé le jour où vous n'en serez plus capable.
  • Testament olographe — un testament entièrement écrit à la main, daté et signé. Tapé à l'ordinateur, il est nul.
  • Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés — le fichier national que le notaire interroge pour savoir s'il existe un testament déposé.
  • Acte de décès — l'acte délivré par la mairie. Presque toutes les démarches en réclament un original.
  • Acte de notoriété — l'acte établi par le notaire qui indique qui sont les héritiers. Les banques le réclament pour débloquer les comptes.
  • Réserve héréditaire — la part de la succession qui revient aux enfants quoi que dise le testament.
  • Renonciation à la succession — le fait de refuser l'héritage, important lorsqu'il peut y avoir des dettes. On peut aussi accepter à concurrence de l'actif net.
  • Déclaration de succession — la déclaration fiscale des héritiers, à déposer en principe dans les six mois suivant un décès survenu en France métropolitaine, dans l'année dans les autres cas.
  • Clause bénéficiaire — la personne désignée dans un contrat d'assurance-vie, à qui le capital est versé, hors succession et quoi que dise le testament.
  • Pension de réversion — la part de la retraite du défunt versée sous conditions au conjoint survivant.
  • Capital décès — la somme versée par l'Assurance Maladie aux proches d'un salarié décédé, à demander dans les délais prévus.

Imprimer en A4

Le carnet est mis en page en A4 : le fichier entre donc dans n'importe quelle imprimante sans réglage particulier. Il est prévu pour une impression recto, afin que l'encre ne traverse pas quand on écrit, mais le recto verso fonctionne aussi et économise la moitié du papier.

Ce carnet est un document personnel, pas un conseil juridique, et les lois changent. Faites vérifier par un notaire ou un avocat tout ce qui compte vraiment.

Pourquoi nous l'avons fait et pourquoi il est gratuit

Still With Me publie des carnets de questions pour ceux qui ont perdu quelqu'un. Tout ce que nous publions se situe de l'autre côté d'une mort : les questions, les chapitres, la place pour écrire sur quelqu'un qui ne revient pas.

Ceci est la seule chose que nous faisons qui se situe de ce côté-ci. Cela vient des mêmes recherches et des mêmes conversations — des centaines de récits de ce qu'est vraiment cette première semaine — et presque tous faisaient apparaître la même chose. Ceux qui avaient reçu une page de réponses pratiques parlaient de cette semaine tout autrement que ceux qui n'en avaient pas. Pas moins tristes. Simplement avec moins de cette panique sourde et usante qui naît de ne pas savoir une chose qu'on ne peut plus demander.

Il est gratuit parce que le faire payer détruirait l'idée, et parce qu'il n'est pas le produit. S'il vous aide et si un jour vous ou quelqu'un de votre famille avez besoin de l'autre sorte de carnet, vous savez où nous trouver. Ce n'est rien de plus que cela.

Écrit et tenu à jour par Still With Me. Document personnel, ni conseil juridique ni conseil médical. Relu au regard du droit de chacun des cinq pays où il paraît, et révisé une fois par an — mais les lois changent, et tout ce qui compte vraiment mérite l'avis d'un professionnel de votre pays. Questions : hello@stillwithmejournal.com.

Questions fréquentes

Le carnet est-il vraiment gratuit ?

Oui. Vingt-six pages à imprimer, sans frais, sans installation et sans étape de paiement. Nous vendons les carnets de questions ; celui-ci n'est derrière aucune caisse.

Un dossier de fin de vie a-t-il une valeur juridique ?

Non. C'est un document personnel. Il ne peut pas régler qui hérite et n'oblige aucun médecin. Il existe pour consigner les réponses pratiques et pour montrer à votre famille le chemin vers les documents qui, eux, s'imposent : testament, directives anticipées, mandat de protection future.

Qu'est-ce qui n'y a pas sa place ?

Les mots de passe, les codes, les numéros de compte complets et les données bancaires. Écrivez plutôt où ils se trouvent. Rien de ce qu'un inconnu ne doit pas lire n'a sa place dans un carnet rangé dans un tiroir.

À qui s'adresse-t-il ?

La plupart le remplissent pour eux-mêmes. Les enfants adultes le remplissent souvent avec un parent — ce qui devient nettement plus simple si vous remplissez le vôtre à côté, pour que cela ressemble à une chose que fait la famille et non à une exigence adressée à une personne.

Combien de temps faut-il pour le remplir ?

Les rubriques 1, 11 et 12 prennent environ une heure et couvrent presque tout ce dont une famille a réellement besoin la première semaine. Le carnet entier se remplit le plus souvent en plusieurs fois, sur quelques mois.

Où faut-il le ranger ?

À la maison, dans un endroit accessible à votre famille sans tribunal ni notaire — un coffre ou un tiroir étiqueté — et dites à au moins une personne où il est. Ne rangez pas l'unique exemplaire dans un coffre bancaire, qui peut être bloqué après le décès.

Puis-je l'imprimer en recto verso ?

Oui. Il est prévu pour le recto simple, afin que l'encre ne traverse pas quand on écrit, mais le recto verso fonctionne tout aussi bien et économise la moitié du papier. Le fichier est en A4.

M'enverrez-vous autre chose après le téléchargement ?

Un e-mail, dans environ trois mois, pour demander comment cela s'est passé, avec quelques questions d'écriture. Rien d'autre, et la désinscription prend un clic.

Est-ce la même chose que des directives anticipées ?

Non. Les directives anticipées sont un document médical qui s'impose au médecin. Ce carnet consigne vos volontés en langage ordinaire et, surtout, dit à votre famille que ce document existe et où il se trouve. Faites les deux.

La clause bénéficiaire prime-t-elle sur le testament ?

Pour une assurance-vie, en principe oui : le capital est versé au bénéficiaire désigné dans le contrat, hors succession, quoi que dise le testament — et un formulaire signé il y a trente ans nomme parfois encore l'ancien conjoint. Le carnet vous demande de noter, pour chaque contrat, qui est désigné, afin que cela puisse être vérifié.

Quelle est la première chose à faire quand un parent meurt ?

Faire constater le décès par un médecin, puis appeler des pompes funèbres. Tout le reste — testament, banque, retraite, abonnements — peut attendre des jours ou des semaines, aussi haute que paraisse la pile de papiers. L'ordre complet figure à la rubrique 17.

Comment convaincre mes parents de le remplir ?

Remplissez d'abord le vôtre et parlez-en, au lieu de leur demander de remplir le leur. Puis demandez une rubrique, pas le carnet : la rubrique 1, où se trouve chaque chose, est pratique et sans charge affective, et la plupart des gens y disent oui. Les pages médicales et les obsèques relèvent d'une autre conversation.

Cela remplace-t-il le notaire ?

Non, et ce n'est pas son but. Il n'a aucun effet juridique. Ce qu'il fait, c'est rendre le travail du notaire et du comptable plus rapide et moins cher, parce que les informations qu'on cherche d'ordinaire en heures facturées tiennent déjà sur une page.

Puis-je le remplir à l'ordinateur plutôt que l'imprimer ?

Le PDF est conçu pour être imprimé et rempli à la main, et c'est précisément ce qui le rend utile quand un écran est verrouillé et que personne n'en connaît le code. Si vous préférez taper, la plupart des logiciels PDF permettent d'ajouter des champs de texte — mais posez un exemplaire imprimé quelque part où votre famille pourra le trouver physiquement.

Still With Me publie des carnets de questions pour ceux qui ont perdu quelqu'un : quatre-vingts questions douces en neuf chapitres, dans des éditions construites autour d'une perte précise. Si vous êtes arrivé ici parce que quelqu'un est déjà mort : les carnets sont classés par lien de parenté, et il existe 25 questions d'écriture gratuites sur le deuil pour commencer. Si vous cherchez du soutien et non de l'administratif, nous tenons une liste indiquant où trouver de l'aide.